Portraits d’étudiant-e-s HEG-FR: Interview avec Manon Schmutz

« La Haute école de Gestion nous permet d’acquérir beaucoup d’outils en très peu de temps qui nous serons utiles tout au long de notre vie autant au niveau professionnel que personnel »

Ce premier article d’une série d’interview a été réalisé par Darryl Conus, étudiant de 3ème année Bachelor, dans le cadre du cours de l’option Mineure « Social Media ».

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Qui êtes-vous et quel est votre métier ?

Je m’appelle Manon Schmutz et je suis étudiante en 4ème année de Bachelor à la Haute école de gestion Fribourg.
Suivant le cursus bilingue et en emploi, j’ai travaillé 3 ans en qualité d’Assistante en communication d’entreprise à la Suva et je suis désormais HR Administrator chez Richemont Suisse SA à 80%.

Pourquoi faire la HEG-FR et pour quelles raisons vous l’avez choisi ?

Après avoir effectué une école de commerce suivie d’une année de maturité professionnelle commerciale, il était important pour moi de continuer à être active dans le monde professionnel. Pour cette raison, mais également afin d’avoir la chance d’étudier en plusieurs langues, mon choix s’est tourné vers la Haute école de gestion de Fribourg.

Quels sont vos conseils/motivations pour les futurs étudiants de la HEG-FR ?

Je conseille à toutes les personnes qui ont la chance de suivre un tel cursus de prendre le maximum avec eux, car nous bénéficions d’un enseignement donné par des praticiens ayant une expérience confirmée. La Haute école de gestion nous permet d’acquérir beaucoup d’outils en très peu de temps qui nous serons utiles tout au long de notre vie autant au niveau professionnel que personnel. Nous bénéficions également de relations rapprochées avec les professeurs et nous avançons pas à pas jusqu’à l’obtention de notre Bachelor et/ou Master. Même si parfois le temps des études peut paraître long, il est important d’en profiter un maximum car c’est une période exceptionnelle et riche en découverte.
J’ajouterais encore qu’il est important de faire son chemin à son rythme, de ne pas se comparer et surtout d’apprendre de chaque expérience ou « échec » qu’on pourrait rencontrer durant ses études.

Qu’allez-vous prendre avec de la HEG-FR pour votre chemin professionnel ?

Je vais certainement prendre avec moi le côté utile de cette école que je peux déjà appliquer dans la vie de tous les jours. La Haute école de Gestion est une école de vie et nous apprend à mettre en place des outils, à gérer des périodes de stress ou encore à planifier son temps et ses ressources. Le retour sur investissement ne se voit peut-être pas directement durant le cursus, mais après 4 ans d’études nous pouvons constater que tous les étudiants ont beaucoup évolué sur le plan professionnel et personnel et sont maintenant plus à même de gérer diverses situations de la vie de tous les jours.
Je vais également prendre avec moi les nombreuses belles connaissances et amitiés que j’ai pu créer durant ces années d’études.

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La MSO à Baselword

Du jeudi 23 au jeudi 30 mars 2017 se tenait à Bâle le Baselworld, le plus grand salon mondial de l’horlogerie et de la joaillerie. Pour sa 100ème année d’existence, l’événement se devait d’être de taille ! 4 halles de trois étages permettant d’accueillir 1’500 exposants sur une surface de 141’000 m2, a permis à plus de 150’000 visiteurs de découvrir les nouveautés et de redécouvrir les classiques.

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Que pouvait demander de mieux les membres de la MSO qui cherchaient à organiser une sortie en lien avec les études de la HEG Fribourg ?
Raison pour laquelle, le 29 mars 2017, 15 étudiants prirent la route pour se rendre à Bâle et rêver un peu des montres qu’ils pourraient peut-être un jour s’offrir. Arrivés devant le bâtiment futuriste de l’exposition, dont le coût s’est élevé tout de même à CHF 430 millions (le plus grand investissement jamais réalisé en Suisse dans le secteur des foires et salons), les étudiants se sont directement sentis téléportés dans un autre monde, avec cette impression que l’argent coulait à flot. Cette dernière fut confirmée quand nous entrâmes dans le bâtiment et que nous vîmes ces stands surréalistes de 10 mètres de haut, se dresser devant nous. Nous en conclûmes que les architectes avaient sûrement dû avoir carte blanche lors de la conception des stands : parois en cascade d’eau, stand circulaire de 3000 m2, pluie figée de 50’000 pièces d’or, donnaient encore plus cette impression d’être plongé dans un autre monde.

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Cependant, nous retombâmes vite sur nos pieds quand le stand Bulgari nous refusa l’accès intérieur de leur stand, car nous n’avions pas d’invitation. Ce même discours fut présent à l’ensemble des stands des grosses marques de l’exposition. Nous comprîmes dès lors que le public était sélectionné et que derrières ses murailles, il y avait tout un business qui se réalisait. Toutefois, notre déception s’estompât rapidement en admirant les différentes manières que les stands avaient d’exposer leur création, à l’image d’Hublot. Les montres disparaissaient dans un boitier dès que nous approchions notre main, pour finalement réapparaitre.

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Après avoir passé plus de 3 heures à admirer tous ses stands et ces montres, nous décidâmes d’aller manger. La journée étant magnifiquement ensoleillée, nous nous posâmes quelques instants au bord du Rhin où nous vires au loin le complexe de Novartis, qui ressemble plus à une petite ville à l’intérieur de la ville de Bâle.
Avant de retourner dans l’exposition pour continuer à découvrir les créations, nous eûmes un petit rappel du monde dans lequel nous nous apprêtions à remettre les pieds. Le petit café devant l’entrée était vendu à CHF 5.50. Lors de la deuxième partie de la visite, nous nous concentrâmes sur les bijoux. Là encore, les stands étaient à couper le souffle, à l’image de Swarowski qui était décrit comme hypnotique. Par souci d’éthique et de temps, certains d’entre nous décidèrent de ne pas visiter les stands où étaient exposés les diamants. En lieu et place, ils allèrent voir les créations de stands chinois et indous dans le monde de l’horlogerie. Ce fut intéressant de voir que ces derniers s’inspirent beaucoup des grosses marques suisses, comme Hublot, TAG Heuer, Rolex et j’en passe.
En fin d’après-midi, la visite touchait gentiment à son terme. Au point de rendez-vous, nous remarquâmes que les gens qui purent rentrer dans les différents stands ne s’étaient pas vêtus chez Manor, ni même chez Hugo Boss ou chez PKZ. Cela fut le dernier petit rappel de notre journée. Cependant, ils mangeaient avec un grand sourire la traditionnelle « Wurst » qu’ils achetaient à la sortie de l’exposition et qu’ils trempaient goulument dans le ketchup ou la mayonnaise.

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En conclusion, ce fut une journée très enrichissante à plusieurs niveaux. Découvrir ces stands, ces montres et ces bijoux nous a vendu du rêve. Je pense que c’était d’ailleurs, le but de l’exposition. Cependant, nous avons aussi remarqué que pour réaliser tout cela, une impressionnante quantité d’argent est mise en jeu et même les plus grandes marques suisses participent à cette exposition, non pas uniquement pour montrer qu’elles sont là, mais également pour attendre un retour sur investissement conséquent.

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Auteur : Alexandre Belogi, 2EEF

Sources :

https://journal.hautehorlogerie.org/fr/event/baselworld-2017/

http://patrickwehrli.blog.tdg.ch/archive/2017/03/31/baselworld-2017.html

https://www.baselworld.com/fr-CH/Press/PressReleases.aspx

ASSESSING A STUDENT’S ENGLISH LEVEL EFFICIENTLY WITH AN ONLINE TEST AND A PERSONALIZED 1 TO 1 SESSION VIA SKYPE

With the 2017 Master Program about to begin at the Haute École de Gestion (HEG) of Fribourg, Raphaël Gaudart, the Executive Director, needed to find a quick and efficient way of evaluating the English level of his 24 students. The perfect solution was to find a comprehensive online English level test.

While looking through the websites of various online English academies, he came upon the Break Into English website, an academy that specializes in online English classes via Skype. To quote his own words, he was “impressed” by their general English and business English tests.

Immediately, he saw the tests as a powerful tool that could give him a global idea of his students’ English levels. Yet, for a more comprehensive and precise evaluation, it was necessary to have qualified and experienced English teachers determine the strengths and weaknesses of each student during short assessment lessons via Skype.

Thus, Mr. Gaudart contacted Break Into English to see if it would be possible to organize assessment lessons of 20 minutes each with every student enrolled in his Master program. They took up the task and, after scheduling the lessons according to each student’s availabilities, devised a dynamic lesson plan that included listening, speaking, and oral-based grammar activities. These activities, which increased in difficulty as the lesson went on, gave an accurate idea of each student’s level by the end of the assessment lesson.

The results were sent to HEG and Mr. Gaudart with a complete student evaluation containing:

  • A report card with grades for general comprehension, listening, speaking, grammar, and vocabulary.
  • Concise feedback on the strengths and weaknesses of each student along with some comments on the types of activities the student could work on in order to improve his weak points.

By the end of the process, Mr. Gaudart was very pleased with the work that had been done. For a reasonable price, he now had a good idea of his students’ English level. He also knew that he could count on a dependable partner for professional English lessons via Skype if some of his students needed to improve their level quickly during the program.

Mr. Gaudart intends to make use of the service next year to assess the English level of his students for the 2018 HEG Master Program.

Interview de Nicolas Gachoud, DNA Studio

Aujourd’hui, c’est Nicolas Gachoud qui se prête au jeu de l’interview. Ancien étudiant de la HEG-FR et membre fondateur de la société DNA Studios, Nicolas nous fait part de son parcours à la HEG-FR et nous parle de la création de sa startup DNA Studios. La société est active dans le domaine du multimédia et du développement d’applications sur plateforme mobile.

DNA Studios a notamment développé divers jeux vidéo tel que le jeu « Dans Ton Quiz », jeu qui a été élaboré en collaboration avec la RTS et Couleur3.

Présentez-vous brièvement ainsi que votre société.

Je m’appelle Nicolas Gachoud. Je travaille comme développeur au sein de la société DNA Studios. Dans le cadre de ma formation, j’ai fait l’école des métiers en informatique à Fribourg suivi de la HEG-FR en cours d’emploi.

Tout a commencé fin 2012 lors du lancement du projet « Call for Projects : Swiss Games 2012/2013 » par Pro Helvetia et la fondation Suisa dans le cadre du Festival du Film Fantastique de Neuchâtel (NIFFF). Cet événement consistait à faire un appel à projets pour jeux vidéo suisses novateurs répondant à des exigences artistiques. C’est à ce moment-là que les futurs associés de DNA Studios ont décidé de créer un prototype de jeu pour mobiles et tablettes afin de participer à ce concours

Le développement du jeu « Antyz » commença. « Antyz » ainsi que 6 autres projets concurrents ont été retenus pour bénéficier d’une aide financière au développement.

Début 2012, David, Martin, Nathanaël et Nicolas ont décidé de fonder la société afin de continuer le développement du jeu « Antyz ». DNA Studios a ensuite élargi ses domaines d’activités afin de pouvoir continuer le financement et le développement du jeu en parallèle.

Au mois de mars 2014, avec le soutien de Pro Helvetia, DNA Studios a eu la chance de pouvoir participer à la GDC (Game Developer Conference) à San Francisco afin d’y présenter le projet « Antyz ». Ce salon est un des plus grands rassemblements du monde dans le domaine du jeu vidéo et réunit chaque année de nombreux acteurs du domaine venant des 4 continents. DNA Studios a récolté de nombreux feedbacks positifs et pistes d’amélioration. Le développement a abouti à une version Beta du jeu en été 2014.

En automne 2014, la société a été contactée par la RTS dans l’idée de développer un Quiz musical appelé « Dans Ton Quiz » basé sur le contenu de la chaîne radio Couleurs3. Une collaboration entre les 2 parties commença et le jeu sortit dans les stores début février 2015.

En novembre 2015, DNA Studios a sorti « Antyz » en version finale. Le jeu compte aujourd’hui 500’000 téléchargements sur iOS et Android.

En 2016, la société a à nouveau collaboré avec la RTS pour développer un « Serious game » appelé « Datak » afin d’accompagner une enquête sur la protection des données.

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Les associés de la société DNA Studio, de gauche à droite : Nathanaël Monney, Martin Charrière, David Hofer et Nicolas Gachoud

Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer votre startup ? D’où vous est venue l’idée d’un tel projet ?

Tout d’abord amis, nous avions tous envie de pouvoir un jour développer un jeu vidéo. En 2012, le Festival du Film de Neuchâtel a lancé un projet intitulé « Call For Project : Swiss Games 2012/2013 » en collaboration avec Pro Helvetia. Le projet consistait à mettre en concours divers prototypes de jeux vidéo suisses et de fournir une aide financière pour les meilleures soumissions.

Nous avons présenté le premier prototype de « Antyz » et avons été sélectionnés pour toucher une aide au développement. Après discussion, nous avons décidé d’utiliser cet argent pour lancer la société et de nous consacrer à 100% au développement de la startup.

Comment vous est venu ce nom pour votre société ?

Entre les associés. Nous venions de domaines différents du multimédia : programmation, web, cinéma, animation, illustration.

Nous avons pensé que nous pouvions l’imager en disant que c’est l’ADN du multimédia. De plus, dans ADN (DNA en anglais), nous retrouvions pas mal de lettres de nos prénoms.

Pourquoi avoir choisi le développement d’applications mobiles (entre autres) ?

Pour commencer à développer des jeux vidéo, le marché du mobile est super intéressant. Il y a énormément de joueurs et il est plus facile de mettre un produit sur iOS ou Android sachant que Google et Apple s’occupent de la distribution pour un coût modeste d’environ 100 CHF par an.

Mais les choses changent et le marché du jeu mobile a ses avantages et ses inconvénients. A l’avenir, nous aimerions nous développer sur d’autres plateformes telles que consoles et PC.

Quels sont vos clients ? Qui vous contactent pour des mandats / projets ?

Nous avons collaboré sur divers projets avec la RTS. Nous avons tout d’abord créé « Dans Ton Quiz » qui est un quiz musical avec, comme but, de présenter le contenu de la chaine radio Couleur3 dans une ambiance fun et ludique.

Avec la RTS, nous avons aussi collaboré sur la réalisation d’un « Serious Game » pour une enquête qui s’est déroulée sur une période d’un an et demi sur la sécurité des données. A la base, le thème abordé par l’enquête n’est peut-être pas des plus accessibles. Nous avions comme challenge de présenter l’information sous une forme ludique et simple de compréhension pour le grand public.

Nous avons aussi collaboré avec une société zurichoise qui développe une plateforme multi-joueurs appelée AirConsole. Nous avons développé 3 jeux pour eux.

Quel est le rôle de votre apprentissage à la HEG-FR dans la mise en place de votre société ?

A la HEG-FR, nous avons vu différents outils que nous pouvons mettre en place dans certaines situations. Dans le cadre de nos projets de Bachelor, David et moi avons réalisé une stratégie globale de l’entreprise ainsi qu’un plan marketing pour la sortie de notre produit « Antyz ».

Les cours de fiscalité et de droit nous ont aussi apporté divers éléments quant à nos droits et nos obligations.

Nous avons aussi appris divers outils de gestion de projet comme la méthode SCRUM Agile. Pour en savoir plus, nous avons été suivre une formation complémentaire.

Comment voyez-vous l’avenir de votre startup dans 5 ans ?

Nous aimerions nous spécialiser toujours plus dans le développement de jeux vidéo en Suisse et la vidéo d’animation. Nous aimerions proposer à nos clients des solutions numériques créatives sur mesure.

Par la suite, selon la tournure des projets, nous souhaiterions accueillir un ou deux nouveaux collaborateurs mais nous aimerions rester une petite équipe.

Quels sont vos plus grandes réussites ?

Le développement et la promotion de notre premier jeu vidéo mobile « Antyz » qui affiche aujourd’hui 500’000 téléchargements.

Le développement du jeu « Dans Ton Quiz » en collaboration avec la RTS et Couleur3 avec aujourd’hui près de 20’000 comptes.

Le développement du « Serious Game Datak » avec la RTS et l’émission « On en parle ». Sorti le 13 décembre 2016, il compte aujourd’hui plus de 20’000 visiteurs.

Quels sont les conseils que vous pouvez donner à un étudiant de la HEG-FR qui souhaiterait se lancer dans le domaine de l’entreprenariat ?

Je pense qu’un point très important c’est d’y croire et d’être persévérant. Le moral n’est pas toujours au top mais la force d’une équipe permet de garder une bonne motivation.

Après, il faut une once de folie pour choisir de se lancer, c’est un pas à faire !

Daniel Jolliet,

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Start ! 2017 – Forum des métiers

Du 31 janvier au 5 février dernier s’est déroulé le célèbre forum des métiers Start ! au Forum Fribourg. De l’hôtellerie à la logistique, de l’employé(e) de commerce à l’électricien-ne, ce sont plus de 90 stands qui étaient présents durant ces 6 jours afin d’aider les futurs jeunes à trouver leur voie dans le monde du travail.

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? Je voudrais devenir graphiste. Et moi, j’aimerais travailler avec les chevaux. Moi ? Je ne sais pas du tout ». Voilà ce que l’on pouvait entendre en se baladant à travers les stands du forum des métiers Start !, édition 2017. Plus de 7’000 élèves et 25’000 visiteurs étaient attendus dans cet espace où la majeure partie des corps de métiers étaient représentés.

Pour ma part, je suis venue en tant que « Bachelor Student » sur le stand de la HES-SO Fribourg, pour la HEG Fribourg. Durant cette expérience, j’ai dû me confronter au défi de donner envie aux élèves de 1ère et 2e année du Cycle d’Orientation de commencer la HEG et de leur expliquer en quoi consistait notre école. Ce fût un exercice compliqué mais très enrichissant. En effet, il est difficile d’expliquer à des jeunes de 13-14 ans ce qu’est un « Bachelor of science » en économie d’entreprise. « C’est quoi la comptabilité ? Et les ressources humaines ? ». Toutes ces questions auxquelles nous avons toutes et tous essayé de donner les meilleures réponses, selon notre expérience au sein de l’école.

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Ainsi, tout au long de la journée, les élèves ont défilé avec des questions ou pour participer à notre concours et d’essayer notre jeu « Flappy Bird » qui a eu un énorme succès.

Pour les prochaines éditions, je conseille vivement aux étudiant(e)s de la HEG-FR de participer à ce forum. C’est une expérience enrichissante et un très bon exercice.

Alors rendez-vous le 5 février 2019 pour une nouvelle édition !

Moyna Andrade, 4Eef

Forum HEG à Neuchâtel

Le mercredi 20 novembre dernier a eu lieu le Forum HEG à Neuchâtel. Cet événement, consacré aux rencontres entre étudiants et entreprises, est organisé chaque année par la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO). Retour sur une journée très enrichissante.

Pour débuter la journée, le Forum HEG a accueilli la Loutre in Chief de Qoqa, le mythique Pascal Meyer. Une conférence hors du commun qui a su remplir l’Auditorium 1 de la haute école de gestion Arc.

Par la suite, les étudiants ont eu l’occasion de se balader dans les couloirs de l’école afin de découvrir les divers stands qui se trouvaient à cet événement.

Afin d’aider les étudiants à se préparer au mieux à entrer dans le monde du travail, des stands de conseils en CV, de coaching, de conseils en image ou encore de simulation d’entretiens d’embauche, assistaient également à cette journée. Chaque étudiant pouvait s’y rendre afin de demander des conseils personnalisés.

De plus, une multitude d’entreprises comme par exemple, KPMG, Orbium, Aldi, PWC, SwissLife, la Loterie Romande, Mont Blanc, Tag Heuer et bien d’autres, étaient présentes afin de présenter leur travail et les différents stages ouverts aux jeunes diplômés. Les étudiants ont également eu la possibilité de déposer directement leur CV auprès de ces entreprises.

bbM. Pascal Meyer, CEO de Qoqa, lors de sa conférence à la
Haute école de gestion Arc de Neuchâtel

Durant l’après-midi, les étudiants inscrits ont pu participer à diverses conférences. Personnellement, je me suis rendue à la conférence « Construire mon projet professionnel et réussir mon entrée sur le marché du travail. » donnée par Jeunes@Work. Il nous a été expliqué la nécessité de se fixer des objectifs précis afin de trouver un travail qui nous passionne. Nous avons également compris l’importance de rédiger un bilan de compétences afin de se rendre sur le marché du travail avec toutes les cartes en main.

Je conseille vivement à tous les étudiants de dernière année de se rendre à cet évènement afin de débuter leur vie professionnelle dans les meilleures conditions.

Amélie Cozzarolo, 4EEF

 

Récit d’une étudiante diplômée

Candy Prétot, diplômée de la HEG-fr et âgée de 30 ans a un parcours des plus originaux. Elle a fait son collège et a ensuite travaillé pendant 6 ans dans l’horlogerie. Par la suite, elle a décidé de se lancer de manière indépendante et a fait des études de naturopathe. Après 2 ans d’indépendance, elle en a eu marre. Cette jeune diplômée a donc voulu changer de voix et a décidé de recommencer une formation, qui est autre que le Bachelor en économie d’entreprise proposé par la Haute école de gestion.

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Vous allez sûrement vous demander : mais pourquoi cet établissement ? Mme Prétot avait une idée bien précise de ce qu’elle recherchait. En effet, elle voulait une formation qui combine la conduite d’équipe, les ressources humaines, la finance et management. la HEG-FR était donc faite pour elle.

La Haute école de gestion lui a apporté beaucoup de connaissances, à la fois théoriques mais aussi pratiques. En effet, ce Bachelor en économie d’entreprise lui a permis d’entrer dans un programme Trainee où elle peut désormais mettre en pratique tout ce qu’elle a appris dans les modules pendant ses 3 années de formation.

Selon Candy, la HEG Fribourg dispose de beaucoup de points forts. Elle propose une formation de base où toutes les palettes du management, de la finance, du marketing, de la comptabilité, etc. sont abordées. Cela est un élément très intéressant qui permet d’avoir un esprit de généraliste en économie. Cependant, même si l’école soutient beaucoup ses étudiants, il manque, selon Mme Prétot, un lien entre le Bachelor et la vie active.

Candy Prétot recommanderait sans hésiter la Haute école de gestion à toutes les personnes qui désirent un environnement de travail en petit groupe, où les classes sont agréables et où le contact humain est mis en avant.

Elle retient de son cursus à la HEG Fribourg – et a envie de le donner comme conseil à tous les étudiants ou futurs étudiants – que « La Haute école de gestion, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon ». Selon elle, c’est important de savoir qu’un marathon cela se prépare et cela se travaille. Cette jeune diplômée dit également qu’avec cette formation, on est sur du long terme. Il faut toujours fournir un petit effort et travailler pour y arriver, car on ne peut pas rattraper un marathon en faisant un sprint.

Interview réalisée par Gwendoline Chassot et Lydia Rossier

Interview Beat Vonlanthen – Remise des diplômes Bachelor 2016

  1. En quoi est-ce important pour vous d’être présent à cette remise des Bachelor ?

En tant que directeur de l’économie et de l’emploi et donc le responsable politique de la formation professionnelle et de la formation dans les hautes écoles spécialisées, c’est toujours très important pour moi d’être présent.

Voir ces jeunes personnes qui ont travaillé pendant plusieurs années afin de recevoir leur diplôme me rend très fier. C’est important de montrer que la politique a un très grand intérêt pour eux. Grâce à leur Bachelor, ces jeunes apporteront un plus dans le secteur de l’économie, notamment dans l’économie privée et le secteur public.

  1. Quels conseils donneriez-vous aux diplômés ?

Quand on voit la vitesse avec laquelle le développement se présente actuellement, il est important que les jeunes restent curieux. Qu’ils essaient d’avoir toujours le plaisir de découvrir de nouvelles choses, de collaborer et d’avoir des contacts avec les autres jeunes ou moins jeunes. Si l’on n’est pas à même de toujours se mettre dans une nouvelle situation, de se perfectionner pour ainsi être la première ou le premier, des difficultés se présenteront.

Un autre point très important, c’est d’être au clair et conscient que ce diplôme n’est pas vraiment la fin d’une période de formation, mais plutôt le début d’une formation continue.

En résumé : Il faut que les jeunes partagent avec leurs futurs collègues pour apprendre et leur apprendre quelque chose. Ces contacts sont très importants.

C’est à mon avis crucial d’avoir un esprit d’ouverture et un esprit entrepreneurial, d’avoir cette curiosité et de vouloir entreprendre quelque chose.

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  1. Recommanderiez-vous la HEG auprès des jeunes ?

Oui, clairement. Mon fils a déjà fait ses études il y a 5-6 ans à la Haute école de gestion et j’ai pu constater pas seulement en tant que directeur de l’économie et de l’emploi mais aussi comme père que cette formation est extrêmement bonne. Il y a là un enthousiasme intéressant. Le directeur et les professeurs sont très dynamiques et offrent une formation vraiment très bien développée.

C’est la raison pour laquelle, je dirais à tout le monde sans hésitation : la HEG c’est une des meilleures hautes écoles que nous avons à Fribourg.

  1. Qu’est-ce qui fait votre fierté envers les diplômés ?

Leur réussite brille dans leurs yeux. Je suis extrêmement fier de voir ces jeunes qui ont l’intérêt ou plutôt l’enthousiasme de vouloir créer quelque chose, avec cette excellente formation. Cela leur permettra ainsi de réussir dans le monde du travail. Ça me rend très confiant que leur réussite apporte finalement le succès de notre économie fribourgeoise. Leur fierté fait ma fierté.

Interview réalisé par: Gwendoline Chassot et Lydia Rossier

La génération Y et sa relation avec le travail 

Qui sont ces jeunes qui entrent sur le marché du travail et qui remettent tout en cause ou quittent l’entreprise après 2 ans, pour simple prétexte que celle-ci ne leur plaisait pas ?

C’est vrai, ces jeunes devraient être reconnaissants envers leur employeur qui leur offre un travail et ceci dans une situation économique difficile ! Ces jeunes à qui on sert déjà tout sur un plateau, grâce à l’avancée technologique, trouvent encore l’audace de critiquer le travail qu’on leur offre.

Ce type de discours sur la jeune génération qu’on peut facilement entendre dans la rue ou dans les bistrots n’est pas né de la dernière pluie. Déjà Hésiode en 720 av. J.C disait : « Je n’ai plus aucun espoir dans l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible».

Comme quoi, la question des jeunes est intemporelle. Mais alors, qui est cette génération Y du 21ème siècle ? Lors du Positive EconomyForum-Le Havre 2015, l’intervenante Emmanuelle Duez décrit la génération comme ayant les trois qualités suivantes :

  • Tout d’abord, c’est la première génération mondiale. Pour cette dernière, il y a plus de points communs entre un jeune africain, un jeune canadien et un jeune chinois de 25 ans, qu’entre un jeune suisse de 25 ans et un baby-boomer suisse de 55 ans.
  • C’est aussi la prochaine grande génération. 50 % de la population mondiale a moins de 30 ans. Qu’on le veuille ou non, ces comportements deviendront la norme.
  • Finalement, c’est la première génération numérique. Cela lui procure un pouvoir immense, car elle est à quelques « clics » du savoir et de la connaissance, mais aussi de pouvoir changer les choses. Le numérique permet de faire véhiculer un message ou de faire trembler des grandes institutions et organisations uniquement à l’aide d’un ordinateur.stock-photo-generation-y-in-word-collage-173666327

Dès lors, lorsque le jeune, plein d’idéologies, de rêves, de volontés et de connaissances entre sur le marché du travail et qu’il seconfronte aux entreprises qui sont là depuis plusieurs générations et qui fonctionnent selon des modèles qu’il ne comprend pas, cela fait des étincelles ! En effet, le jeune pense davantage à son épanouissement personnel. Ceci par un équilibre entre la vie professionnelle et privée avec comme volonté que le travail soit divertissant et plaisant. Les modèles d’organisation de la majorité des entreprises ne répondent malheureusement pas encore à ces volontés.

Par conséquent, on peut constater une augmentation du turnover chez les jeunes, mais il est aussi observable que ces derniers aient davantage la fibre entrepreneuriale. En Suisse, il y a eu une augmentation d’environ 16% de nouvelles entreprises créés entre 2009 et 2014. C’est une solution pour échapper à ces contraintes organisationnelles de l’entreprise et d’atteindre l’épanouissement personnel. Cependant, tout le monde ne veut pas être son propre chef et c’est pour cela que l’on parle de plus en plus d’intrapreneuriat.

Emmanuelle Duez l’a bien compris. Jeune créatrice à moins de 30 ans de « The Boson Project » et qui, selon son portrait : « est une startup composée d’entrepreneurs engagés à faire bouger les lignes dans les entreprises en mettant les collaborateurs au cœur des processus de transformation, notamment les plus jeunes. », met au premier plan le capital humain et ses capacités à s’auto-entreprendre.

En conclusion, dans une société où tout va très vite, où l’incertitude quant à la prédiction du futur est élevée (selon une étude du cabinet américain Wagepoint rapportée par La Libre Belgique, 60% des métiers exercés en 2030 n’existent pas encore actuellement) et dans laquelle il y a manifestement des modèles et systèmes socio-économiques à repenser, l’une des clés à ces différents challenges est la jeune génération. Pour ce faire, Il faut les intégrer et leur faire confiance. Il devient impératif d’oser la mutation.

Alexandre Belogi, 2EEF, MSO Student

Sources :
http://www.thebosonproject.com/le-boson
http://management-rse.com/2014/03/30/lintrapreneuriat-un-levier-de-transformation-manageriale/
https://www.youtube.com/watch?v=gkdvEg1kwnY
https://www.youtube.com/watch?v=-aAKX5htpxk
https://www.youtube.com/watch?v=qybIrVo1L8A
https://www.startups.ch/fr/blog/2014/01/03/40000-inscriptions-registre-du-commerce/
https://fr.express.live/2015/08/25/6-metiers-sur-dix-exerces-en-2030-n-existent-pas-encore-a-l-heure-actuelle-exp-215248/
https://www.youtube.com/watch?v=-aAKX5htpxk

Chronique d’une étudiante de la HEG-FR à l’étranger

Chaque mois, nous allons à la rencontre d’étudiants de la Haute école de gestion Fribourg qui ont passé un semestre à l’étranger. Ce mois, nous recevons le témoignage de Sarah Schafer, une étudiante trilingue de 3ème année partie étudier de l’autre côté de l‘Atlantique.

Le mois de septembre est synonyme de rentrée pour un grand nombre d’étudiants. Celle de Sarah a été un peu différente. En effet, cette étudiante de 3ème année a choisi de partir pour un semestre à l’étranger. Son choix: les Etats-Unis et la magnifique ville côtière de Santa Monica proche de Los Angeles.

Figure 1 - Santa Monica de jour

Pour satisfaire aux exigences de la HEG-FR, notamment concernant le nombre de crédits, Sarah a choisi de suivre quatre cours : Introduction to Business, Macroeconomics, Investment et Introduction Hospitality Industry. Bien qu’elle ait apprécié chacun des cours, c’est le dernier qu’elle a préféré : « Le professeur dirigeait une chaîne de restaurants parallèlement à l’enseignement. Il y avait donc l’aspect pratique qui rendait le cours très intéressant ». De manière générale, elle a estimé le niveau de difficulté des cours aux Etats-Unis plus bas qu’en Suisse.

Sur place, Sarah a trouvé un campus plus grand que celui de la HEG-FR même si, en comparaison avec le gigantesque campus de UCLA, celui de Santa Monica faisait partie des petits campus. Les infrastructures, bien que peu récentes, ne gênaient en rien le processus d’apprentissage.

Sarah a choisi de vivre en collocation. Un choix qu’elle ne regrette pas une seconde : « On apprend à vivre avec des personnes de nationalités différentes et à découvrir leurs cultures ». En effet, elle partageait son habitation avec une turque, une chinoise, une taïwanaise, une brésilienne et une française qui sont toutes devenues de très bonnes amies.

Son appartement était bien situé et desservi par les transports en communs. Cependant, Sarah a été surprise par les distances. Au final, elle estime avoir passé beaucoup de temps dans les bus. Aussi, elle conseille à tout futur étudiant qui désire passer quelques mois dans les environs de Los Angeles d’investir dans une voiture.

Figure 2 - Repas à L'américaine

La qualité de la nourriture laissait elle aussi à désirer. Le choix était grand mais pour manger sainement, il ne fallait pas rechigner à sortir son porte-monnaie et payer un peu plus. L’option de « 800 degrees » restait cependant une valeur sure, avec leurs pizzas à USD 4.50.

Aux Etats-Unis, les semestres se terminent le 17 décembre, bien plus tôt qu’en Suisse. Dès la fin des cours, Sarah en a profité pour voyager. San Francisco, San Diego, Long Beach, New York, Las Vegas, etc., autant de villes qu’elle a eu la chance de découvrir.

De manière générale, Sarah a adoré son séjour riche en expériences à l’étranger. Les Etats-Unis est un pays aux milles splendeurs regroupant d’innombrables cultures. A tous les futurs étudiants désireux de partir, notre étudiante adresse ces quelques mots : « Je ne peux que les encourager ».

Jonathan Lopes, 3PTF