MSO

A conference about Fintech & Digitalization @Innovation Lab Fribourg

18664371_1342726052481397_5273101778626109688_nLe jeudi 18 mai s’est tenue la conférence organisée par MSO, l’association des étudiants de la Haute école de gestion Fribourg. Cette conférence avait pour thème la Fintech et la Digitalisation dans la finance.

Cet événement a réunis environ 70 personnes d’horizons professionnels divers, tous intéressés par ce nouveau domaine de la finance. Ces personnes sont venues écouter Monsieur Marco Crotti, responsable UBS Fribourg et Monsieur Nicolas Steiner, créateur de Level39 à Londres. La conférence était modérée par Monsieur Nils Tuchschmid, professeur de finance à la Haute école de gestion Fribourg.

Après une introduction de la Fintech par Mr Tuchschmid, les participants ont pu découvrir les applications de la digitalisation dans le domaine bancaire et ce qu’UBS développe à ce niveau. Les applications hors domaine bancaire ont ensuite été présentées. En effet, la digitalisation et la Fintech ne s’applique pas uniquement au domaine bancaire. Il y a beaucoup d’autres applications intéressantes de la technologie dans la finance qui ont été abordées par Mr Steiner.

18557018_1342726009148068_3464730564364950118_nLa conférence s’est terminée par plusieurs interactions avec le public, qui était très intéressé et a posé beaucoup de questions. Un apéritif dinatoire a eu lieu après l’événement et les participants ont pu continuer d’échanger avec les intervenants.

La MSO tient à remercier les intervenants pour leurs présentations intéressantes ainsi que la HEG pour l’aide à l’organisation et l’Innovation Lab pour la mise à disposition des locaux. MSO remercie également ses membres présents lors de la conférence et tous ceux qui ont participé à sa préparation.

Arnaud Chuard, 3PT-f

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La MSO à Baselword

Du jeudi 23 au jeudi 30 mars 2017 se tenait à Bâle le Baselworld, le plus grand salon mondial de l’horlogerie et de la joaillerie. Pour sa 100ème année d’existence, l’événement se devait d’être de taille ! 4 halles de trois étages permettant d’accueillir 1’500 exposants sur une surface de 141’000 m2, a permis à plus de 150’000 visiteurs de découvrir les nouveautés et de redécouvrir les classiques.

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Que pouvait demander de mieux les membres de la MSO qui cherchaient à organiser une sortie en lien avec les études de la HEG Fribourg ?
Raison pour laquelle, le 29 mars 2017, 15 étudiants prirent la route pour se rendre à Bâle et rêver un peu des montres qu’ils pourraient peut-être un jour s’offrir. Arrivés devant le bâtiment futuriste de l’exposition, dont le coût s’est élevé tout de même à CHF 430 millions (le plus grand investissement jamais réalisé en Suisse dans le secteur des foires et salons), les étudiants se sont directement sentis téléportés dans un autre monde, avec cette impression que l’argent coulait à flot. Cette dernière fut confirmée quand nous entrâmes dans le bâtiment et que nous vîmes ces stands surréalistes de 10 mètres de haut, se dresser devant nous. Nous en conclûmes que les architectes avaient sûrement dû avoir carte blanche lors de la conception des stands : parois en cascade d’eau, stand circulaire de 3000 m2, pluie figée de 50’000 pièces d’or, donnaient encore plus cette impression d’être plongé dans un autre monde.

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Cependant, nous retombâmes vite sur nos pieds quand le stand Bulgari nous refusa l’accès intérieur de leur stand, car nous n’avions pas d’invitation. Ce même discours fut présent à l’ensemble des stands des grosses marques de l’exposition. Nous comprîmes dès lors que le public était sélectionné et que derrières ses murailles, il y avait tout un business qui se réalisait. Toutefois, notre déception s’estompât rapidement en admirant les différentes manières que les stands avaient d’exposer leur création, à l’image d’Hublot. Les montres disparaissaient dans un boitier dès que nous approchions notre main, pour finalement réapparaitre.

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Après avoir passé plus de 3 heures à admirer tous ses stands et ces montres, nous décidâmes d’aller manger. La journée étant magnifiquement ensoleillée, nous nous posâmes quelques instants au bord du Rhin où nous vires au loin le complexe de Novartis, qui ressemble plus à une petite ville à l’intérieur de la ville de Bâle.
Avant de retourner dans l’exposition pour continuer à découvrir les créations, nous eûmes un petit rappel du monde dans lequel nous nous apprêtions à remettre les pieds. Le petit café devant l’entrée était vendu à CHF 5.50. Lors de la deuxième partie de la visite, nous nous concentrâmes sur les bijoux. Là encore, les stands étaient à couper le souffle, à l’image de Swarowski qui était décrit comme hypnotique. Par souci d’éthique et de temps, certains d’entre nous décidèrent de ne pas visiter les stands où étaient exposés les diamants. En lieu et place, ils allèrent voir les créations de stands chinois et indous dans le monde de l’horlogerie. Ce fut intéressant de voir que ces derniers s’inspirent beaucoup des grosses marques suisses, comme Hublot, TAG Heuer, Rolex et j’en passe.
En fin d’après-midi, la visite touchait gentiment à son terme. Au point de rendez-vous, nous remarquâmes que les gens qui purent rentrer dans les différents stands ne s’étaient pas vêtus chez Manor, ni même chez Hugo Boss ou chez PKZ. Cela fut le dernier petit rappel de notre journée. Cependant, ils mangeaient avec un grand sourire la traditionnelle « Wurst » qu’ils achetaient à la sortie de l’exposition et qu’ils trempaient goulument dans le ketchup ou la mayonnaise.

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En conclusion, ce fut une journée très enrichissante à plusieurs niveaux. Découvrir ces stands, ces montres et ces bijoux nous a vendu du rêve. Je pense que c’était d’ailleurs, le but de l’exposition. Cependant, nous avons aussi remarqué que pour réaliser tout cela, une impressionnante quantité d’argent est mise en jeu et même les plus grandes marques suisses participent à cette exposition, non pas uniquement pour montrer qu’elles sont là, mais également pour attendre un retour sur investissement conséquent.

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Auteur : Alexandre Belogi, 2EEF

Sources :

https://journal.hautehorlogerie.org/fr/event/baselworld-2017/

http://patrickwehrli.blog.tdg.ch/archive/2017/03/31/baselworld-2017.html

https://www.baselworld.com/fr-CH/Press/PressReleases.aspx

Interview de Nicolas Gachoud, DNA Studio

Aujourd’hui, c’est Nicolas Gachoud qui se prête au jeu de l’interview. Ancien étudiant de la HEG-FR et membre fondateur de la société DNA Studios, Nicolas nous fait part de son parcours à la HEG-FR et nous parle de la création de sa startup DNA Studios. La société est active dans le domaine du multimédia et du développement d’applications sur plateforme mobile.

DNA Studios a notamment développé divers jeux vidéo tel que le jeu « Dans Ton Quiz », jeu qui a été élaboré en collaboration avec la RTS et Couleur3.

Présentez-vous brièvement ainsi que votre société.

Je m’appelle Nicolas Gachoud. Je travaille comme développeur au sein de la société DNA Studios. Dans le cadre de ma formation, j’ai fait l’école des métiers en informatique à Fribourg suivi de la HEG-FR en cours d’emploi.

Tout a commencé fin 2012 lors du lancement du projet « Call for Projects : Swiss Games 2012/2013 » par Pro Helvetia et la fondation Suisa dans le cadre du Festival du Film Fantastique de Neuchâtel (NIFFF). Cet événement consistait à faire un appel à projets pour jeux vidéo suisses novateurs répondant à des exigences artistiques. C’est à ce moment-là que les futurs associés de DNA Studios ont décidé de créer un prototype de jeu pour mobiles et tablettes afin de participer à ce concours

Le développement du jeu « Antyz » commença. « Antyz » ainsi que 6 autres projets concurrents ont été retenus pour bénéficier d’une aide financière au développement.

Début 2012, David, Martin, Nathanaël et Nicolas ont décidé de fonder la société afin de continuer le développement du jeu « Antyz ». DNA Studios a ensuite élargi ses domaines d’activités afin de pouvoir continuer le financement et le développement du jeu en parallèle.

Au mois de mars 2014, avec le soutien de Pro Helvetia, DNA Studios a eu la chance de pouvoir participer à la GDC (Game Developer Conference) à San Francisco afin d’y présenter le projet « Antyz ». Ce salon est un des plus grands rassemblements du monde dans le domaine du jeu vidéo et réunit chaque année de nombreux acteurs du domaine venant des 4 continents. DNA Studios a récolté de nombreux feedbacks positifs et pistes d’amélioration. Le développement a abouti à une version Beta du jeu en été 2014.

En automne 2014, la société a été contactée par la RTS dans l’idée de développer un Quiz musical appelé « Dans Ton Quiz » basé sur le contenu de la chaîne radio Couleurs3. Une collaboration entre les 2 parties commença et le jeu sortit dans les stores début février 2015.

En novembre 2015, DNA Studios a sorti « Antyz » en version finale. Le jeu compte aujourd’hui 500’000 téléchargements sur iOS et Android.

En 2016, la société a à nouveau collaboré avec la RTS pour développer un « Serious game » appelé « Datak » afin d’accompagner une enquête sur la protection des données.

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Les associés de la société DNA Studio, de gauche à droite : Nathanaël Monney, Martin Charrière, David Hofer et Nicolas Gachoud

Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer votre startup ? D’où vous est venue l’idée d’un tel projet ?

Tout d’abord amis, nous avions tous envie de pouvoir un jour développer un jeu vidéo. En 2012, le Festival du Film de Neuchâtel a lancé un projet intitulé « Call For Project : Swiss Games 2012/2013 » en collaboration avec Pro Helvetia. Le projet consistait à mettre en concours divers prototypes de jeux vidéo suisses et de fournir une aide financière pour les meilleures soumissions.

Nous avons présenté le premier prototype de « Antyz » et avons été sélectionnés pour toucher une aide au développement. Après discussion, nous avons décidé d’utiliser cet argent pour lancer la société et de nous consacrer à 100% au développement de la startup.

Comment vous est venu ce nom pour votre société ?

Entre les associés. Nous venions de domaines différents du multimédia : programmation, web, cinéma, animation, illustration.

Nous avons pensé que nous pouvions l’imager en disant que c’est l’ADN du multimédia. De plus, dans ADN (DNA en anglais), nous retrouvions pas mal de lettres de nos prénoms.

Pourquoi avoir choisi le développement d’applications mobiles (entre autres) ?

Pour commencer à développer des jeux vidéo, le marché du mobile est super intéressant. Il y a énormément de joueurs et il est plus facile de mettre un produit sur iOS ou Android sachant que Google et Apple s’occupent de la distribution pour un coût modeste d’environ 100 CHF par an.

Mais les choses changent et le marché du jeu mobile a ses avantages et ses inconvénients. A l’avenir, nous aimerions nous développer sur d’autres plateformes telles que consoles et PC.

Quels sont vos clients ? Qui vous contactent pour des mandats / projets ?

Nous avons collaboré sur divers projets avec la RTS. Nous avons tout d’abord créé « Dans Ton Quiz » qui est un quiz musical avec, comme but, de présenter le contenu de la chaine radio Couleur3 dans une ambiance fun et ludique.

Avec la RTS, nous avons aussi collaboré sur la réalisation d’un « Serious Game » pour une enquête qui s’est déroulée sur une période d’un an et demi sur la sécurité des données. A la base, le thème abordé par l’enquête n’est peut-être pas des plus accessibles. Nous avions comme challenge de présenter l’information sous une forme ludique et simple de compréhension pour le grand public.

Nous avons aussi collaboré avec une société zurichoise qui développe une plateforme multi-joueurs appelée AirConsole. Nous avons développé 3 jeux pour eux.

Quel est le rôle de votre apprentissage à la HEG-FR dans la mise en place de votre société ?

A la HEG-FR, nous avons vu différents outils que nous pouvons mettre en place dans certaines situations. Dans le cadre de nos projets de Bachelor, David et moi avons réalisé une stratégie globale de l’entreprise ainsi qu’un plan marketing pour la sortie de notre produit « Antyz ».

Les cours de fiscalité et de droit nous ont aussi apporté divers éléments quant à nos droits et nos obligations.

Nous avons aussi appris divers outils de gestion de projet comme la méthode SCRUM Agile. Pour en savoir plus, nous avons été suivre une formation complémentaire.

Comment voyez-vous l’avenir de votre startup dans 5 ans ?

Nous aimerions nous spécialiser toujours plus dans le développement de jeux vidéo en Suisse et la vidéo d’animation. Nous aimerions proposer à nos clients des solutions numériques créatives sur mesure.

Par la suite, selon la tournure des projets, nous souhaiterions accueillir un ou deux nouveaux collaborateurs mais nous aimerions rester une petite équipe.

Quels sont vos plus grandes réussites ?

Le développement et la promotion de notre premier jeu vidéo mobile « Antyz » qui affiche aujourd’hui 500’000 téléchargements.

Le développement du jeu « Dans Ton Quiz » en collaboration avec la RTS et Couleur3 avec aujourd’hui près de 20’000 comptes.

Le développement du « Serious Game Datak » avec la RTS et l’émission « On en parle ». Sorti le 13 décembre 2016, il compte aujourd’hui plus de 20’000 visiteurs.

Quels sont les conseils que vous pouvez donner à un étudiant de la HEG-FR qui souhaiterait se lancer dans le domaine de l’entreprenariat ?

Je pense qu’un point très important c’est d’y croire et d’être persévérant. Le moral n’est pas toujours au top mais la force d’une équipe permet de garder une bonne motivation.

Après, il faut une once de folie pour choisir de se lancer, c’est un pas à faire !

Daniel Jolliet,

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Conférence sur le marketing de luxe Mireille Schneider, Luxe-Diffusion SA

Mercredi soir 20 avril 2016, nous avons eu la chance et l’honneur de recevoir Madame Mireille Schneider, directrice chez Luxe-Diffusion SA, dans le cadre de la conférence sur le marketing de luxe organisée par MSO.

Forte de nombreuses années d’expérience dans ce milieu, Madame Mireille Schneider nous a apporté son témoignage sur la façon dont elle gère son entreprise et sur sa stratégie marketing.

Afin de mieux comprendre ce domaine et d’obtenir des conseils pour travailler dans ce milieu, Madame Mireille Schneider a répondu à quelques questions, en toute honnêteté et en parlant avec son cœur.

Pensez-vous que le monde du luxe ait encore de longues années devant lui ?

Oui définitivement. Le luxe c’est le fait d’amener une valeur ajoutée à un produit, ce n’est pas seulement la valeur intrinsèque ou technique de celui-ci. C’est vraiment plein de valeurs ajoutées, du rêve. On a besoin du rêve dans la vie.

De plus, un produit de luxe on ne l’a pas forcément tout de suite donc on peut aussi rêver qu’on va l’avoir plus tard, de faire les efforts pour l’avoir et également d’y aller par étape. C’est pour cette raison que la parfumerie est un bon moyen pour rentrer dans ce monde. Il ne faut pas oublier que le produit de luxe n’est pas un besoin ni un produit de première nécessité.

Pensez-vous que le e-commerce, toujours plus présent, puisse avoir un impact négatif dans ce milieu ?

Alors moi j’étais un peu comme les horlogers, je pensais qu’une marque de luxe ne pouvait pas être sur internet car il faut justement apporter ces valeurs ajoutées : pouvoir toucher le produit, que quelqu’un vous en parle avec amour, de donner envie en fin de compte. Tous les autres sens olfactives et tactiles, le plaisir d’entrer dans la boutique, de se faire servir un café, sont également très importants. On aura toujours besoin de ces éléments. Malheureusement, c’est en train de se perdre, en tout cas dans le monde du cosmétique où ça nous oblige à travailler sur le e-commerce. Il existe des sites internet où il y a des films avec des musiques et des fondus d’images, ce n’est pas juste des photos soldats des produits. « Par exemple, regardez les films de Cartier, ils sont juste magnifiques ! Quand on voit les panthères, c’est vraiment beau ». On est effectivement obligé de faire du e-commerce aujourd’hui mais il faut essayer d’envelopper là-dedans tous ces aspects-là.

A votre avis, quel est le point le plus important à soigner pour être crédible dans ce domaine ? (marketing, image, contact client, …)

Le détail. C’est uniquement le détail qui fait la différence. C’est-à-dire comment on présente le produit, comment on l’amène, il ne doit pas être sale ou corné, il doit être dans un bel emballage, comment on en parle également. Il faut aussi connaître et s’adapter à notre client, de savoir parler comme notre client. Il faut prendre en compte toutes ces petites choses, le moindre détail est important. C’est ça le luxe.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à travailler dans ce domaine ?

Je suis tombée dedans par hasard en fait. J’ai appris à aimer le luxe en y tombant par hasard. Pour la petite histoire, je suis chimiste de formation donc rien à voir avec le monde du luxe. Je viens d’une famille de scientifiques et je me suis très vite rendue compte que les quatre murs du laboratoire et les molécules ne me suffisaient pas : j’avais besoin du contact avec les gens. Mon premier emploi était chez Juvena au sein du département Recherches et Développement. Ensuite, je suis partie chez Jelmoli où j’étais responsable de la parfumerie et là j’ai pu voir du monde. Puis, c’est Cartier qui est venu me chercher et je leur ai dit oui car je ne voulais pas faire ce travail toute ma vie. Je ne voulais pas faire que le marché suisse et les horaires de travail avec ma vie de famille, c’était impossible.

J’ai eu un peu de peine avant de rentrer chez Cartier car je ne connaissais pas leurs produits, moi qui suis chimiste de formation, cosmétologue. Chez Cartier, il n’y avait que les parfums pour mon poste donc qu’un seul axe, pas de produits dans les soins ni de maquillage. Je me suis dit que c’était dommage toutes ces études que j’avais faites pour travailler uniquement avec les parfums. Je me rappelle avoir dit au directeur général de Cartier que je n’aimais pas ces produits. Pour la petite histoire, je suis arrivée un 1er août au travail et il n’y avait personne. J’ai pris la liste de clients sur mon bureau et je me suis dit « bon, maintenant il faut aller voir les clients ». Je me suis donc présentée chez un client à Berne et il m’a dit « Non mais qui prouve que vous travaillez réellement chez Cartier ? On n’a pas eu de courrier, vous n’avez pas de carte de visite, vous avez un foulard Carducci, vous avez une montre Rebello au poignet. Je ne peux pas vous croire ». Je suis rentrée le soir voir le directeur général et je lui ai dit que j’avais un problème et qu’on ne voulait pas me croire que je travaillais pour Cartier. En plus on m’avait aussi fait comprendre que je ne portais même pas de montre Cartier. A ce moment-là, le directeur général m’a dit « Ok, alors exceptionnellement, tu as le droit de t’en acheter une tout de suite au prix collaborateur ». Normalement, à l’époque, c’était au bout d’une année qu’un employé avait le droit de s’acheter une montre à un prix préférentiel. Je l’ai regardé et lui ai dit « Non, je viens ici pour gagner de l’argent pas pour en dépenser et en plus je n’aime pas vos montres ». Il m’a donc prêté une montre.

En 1992, Cartier a lancé le parfum Pasha de Cartier et je suis partie au Tessin faire les grosses formations dans les hôtels. C’était le directeur de la boutique qui m’avait tout organisé, je n’avais qu’à venir et faire ces formations. En arrivant, le directeur m’a dit « Tu viens comme ça ? Non là ça ne va pas, viens je vais te donner quelques accessoires ». Il m’a emmené derrière au stock et m’a donné une montre Pasha, un collier Gentiane, des boucles d’oreilles, un stylo Pasha, enfin j’étais le Père Noël. J’ai vécu avec cette montre Pasha pendant ces trois jours. Je l’ai beaucoup touchée et je vous jure que quand j’ai dû la rendre à la fin, ça m’a fait mal au ventre. Le vendredi soir j’ai rendu la montre, le lundi matin suivant, la première chose que j’ai faite c’est d’acheter ma montre Cartier. Quand on touche les produits, quand on vit avec, qu’on apprend à les aimer, ce sont ces éléments qui sont importants pour travailler dans le luxe.

Moyna Andrade 3EEF

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui aimerait être son propre patron dans un premier temps ou qui aimerait travailler dans le milieu du luxe dans un deuxième temps ?

Pour devenir son propre patron, je conseillerais d’abord de faire des expériences dans différentes sociétés pour prendre le meilleur de chacune et pouvoir se dire « Voilà, moi je veux faire comme ça et je veux prendre le positif d’ici ou de là ».

Pour travailler dans le luxe, je pense qu’il faut se côtoyer au monde du luxe dans un premier temps. Il faut d’abord comprendre les codes du luxe pour ensuite les apprécier et les sublimer derrière. Je crois que pour travailler dans ce milieu, il faut justement beaucoup donner ces valeurs supplémentaires qui ne sont pas mesurables et il faut que cela provienne du cœur. Si l’intérêt est profond, ça va tout seul.

Moyna Andrade, 3EEF

Successful Entrepreneur Evening – Victorinox

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Am 4. November 2015 hat die Successful Entrepreneur Evening stattgefunden. Für diesen speziellen Abend wurde Herr Carl Elsener, CEO von Victorinox, eingeladen, um einige interessante Dinge zum Thema Unternehmertum zu sagen. Die MSO hat die Gelegenheit genutzt, um ihm persönlich Fragen zu stellen.

Als Erstes wollten wir wissen, welche Qualitäten ein Geschäftsführer (CEO) haben sollte. Seine Antwort war, dass es ein hohes Mass und Disziplin braucht und dass der Unternehmer eine klare Vision haben muss. Die Werte, die für den Erfolg wichtig sind, müssen den Mitarbeitern immer wieder bewusst gemacht werden und vor allem in die tägliche Arbeit einfliessen. Der Geschäftsführer (CEO) muss eine Vorbildrolle übernehmen und die Werte den Mitarbeitern vorleben.

Als guter Ratschlag für einen Freelancer betont er, dass es eine überdurchschnittliche Leistung von den Mitarbeitern für die Kunden braucht,  ebenfalls auf dem Produkt und auch viel Knowhow in die Marke zu investieren ist, um sie sichtbar zu machen. Nur mit einem  enormen Einsatz der Geschäftsleitung und von den Mitarbeiter, können sie sich in der heutigen und in der zukünftigen bewähren und fortbestehen. Weiter führt er aus, dass ein CEO die Arbeit von den Mitarbeiter schätzen sollte, da diese hinter dem Erfolg stehen. Er ist der Überzeugung, dass ein entscheidend ist, nachhaltig zu denken und nicht kurzfristig etwas zu entscheiden, sodass die kurzfristige Entscheidung Gewinn bringt, aber auch langfristig und nachhaltig den Unternehmenserfolg fördert.

Herr Elsener führt die Familienunternehmung Victorinox bereits in vierter Generation. Die MSO fragte ihn, welchen Unterschied er zwischen einer Familienunternehmung und einer Unternehmung, die an der Börse aktiv ist, sieht. Seine Antwort war, dass eine Familienunternehmung nachhaltig handelt und eine überschaubare Grosse hat, deswegen werden die Entscheidungen auf langfristige Sicht hin gefällt. Ein Unternehmen an der Börse hingegen wird sehr oft von übertriebenen Shareholder Value geprägt und gegen den Short Return Profit stossen.

Victorinox hat damit begonnen, Taschenmesser zu verkaufen. Hohe Qualität, die Funktionalität, das Ikonische Design und die ständige Innovation sind Werte, die das Taschenmesser erfolgreich gemacht haben. Neben dem erfolgreichen Taschenmessergeschäft bietet Victorinox auch Produkte in anderen Kategorien an, wie z.B. Reisegepäck oder Parfüms.

Wir haben die folgende Frage dem CEO von Victorinox gestellt: “Welcher Bezug besteht zwischen einem Taschenmesser und einem Parfüm?“ Seine Antwort lautet: „Das Parfüm bringt die Emotionen zur Marke. Das Taschenmesser ist, entgegen dem Parfüm, etwas Funktionelles.“ Das Parfüm ist in Asien und Süd-Amerika ein grosser Erflog. Ein Grund dafür ist, dass die Kunden Victorinox von Anfang an als eine Premiummarke angesehen haben. Ein weiterer Grund ist, dass Victorinox als (kohärente) Marke aufgetreten ist. In der Schweiz ist das anders, da das Taschenmesser sehr bekannt ist, die anderen Produkte hingegen aber nicht. Dies gilt als eine Herausforderung, vor welcher Victorinox in den nächsten Jahren steht.

Die Geschichte von Victorinox beginnt im Jahr 1900. Zu dieser Zeit bekam jeder Schweizer Soldat ein Taschenmesser. Die Schweizer Marke wurde aufgrund des zweiten Weltkriegs auf dem internationalen Markt bekannt. Das Schweizer Soldatenmesser ist zur Weltmarke geworden. Jahre später weitet die Marke, die mit Uhren angefangen hat, ihr Produktsortiment aus. Heutzutage zählen Taschenmesser, Haushalts- und Berufsmesser, Bekleidungen, Reisegepäck und Parfüms zum Produktportfolio von Victorinox. In Zahlen, erwirtschaftet die Unternehmung einen Umsatz mehr als 500 Mio. CHF und beschäftigt 2500 Mitarbeiter.

Victorinox – 04.11.2015

MSO

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Hello tout le monde
Le lundi 4 mai à 17h30 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MSO dans l’Innovation Lab (sous-sol HEG) suivi d’un apéro!
Le directeur Rico Baldegger sera présent et vous présentera de nouveaux projets en collaboration avec la MSO.
Nous nous réjouissons de vous voir nombreux et de vous dévoiler nos nouvelles perspectives.

Pour toutes questions : mso@hefr.ch

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Hallo Zusammen
Am Montag, 4. Mai um 17h30 findet die MSO GENERALVERSAMMLUNG im Innovation Lab (HSW Untergeschoss) statt, mit anschliessendem Apéro !
Der Direktor Rico Baldegger wird auch anwesend sein und euch neue Projekte in Zusammenarbeit mit MSO vorstellen.
Wir freuen uns auf euer zahlreiches Erscheinen und euch an unseren Zukunftsperspektiven teilhaben zu lassen.

Für weiteren Fragen: mso@hefr.ch

The Secrets Behind Luxury Business by MSO

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The Management Student Opportunities (MSO) event „The Secrets Behind Luxury Business“ was a full success: around fifty participants attended the conference and listened to representatives from the bank Pictet & Cie and Nespresso. After the speeches the audience received a bank magazine and coffee capsules and had the opportunity to personally meet the speakers during a networking aperitif. The MSO members are very pleased with the result and are looking forward to see you at their next event.