La cohabitation intergénérationnelle arrive à Fribourg avec Entre-deux-Temps !

Entre deux Temps Logo

Ce nouveau concept se base sur des valeurs de partage, d’échange et de solidarité. En échange de services, une personne retraitée vous met à disposition une partie de son logement à un faible loyer. Chacun y trouve son compte avec cette expérience enrichissante ! Plus de renseignements à l’adresse suivante : http://www.entre-deux-temps.ch

Alors si vous êtes à la recherche d’un logement pour l’année prochaine ou si vous pensez que votre grand-maman ou grand-papa aurait besoin d’un étudiant pour l’aider, n’hésitez pas à écrire un mail à l’adresse suivante : ljdc@entre-deux-temps.ch

EMBA Delegation in China

La classe EMBA commence son séjour en Chine à l’ambassade suisse de Pékin. Après un mot d’accueil de l’ambassadeur, les premiers thèmes traités ont concerné le lancement d’une entreprise en Chine et la problématique de la propriété intellectuelle. EMBA Delegation

Chronique d’un étudiant de la HEG-FR à l’étranger

Ce mois-ci, Oliver Nahon, qui vient de finir son semestre en Asie du Sud-Est, nous livre son témoignage pour notre article dédié aux étudiants partis réaliser un semestre à l’étranger.

Oliver NahonLorsque l’on demande à Oliver comment s’est passé son voyage, la seule réponse qui lui vient à l’esprit est « incroyable ». En effet, il considère ce voyage en Asie non pas comme un simple semestre d’étude, mais plutôt comme une réelle expérience de vie, un vrai choc culturel. L’Asie du Sud-Est possède une philosophie « Mai Pen Rai », qui signifie « Aucuns problèmes, tout est OK, relax ! », de quoi être totalement dépaysé de la culture européenne.

Oliver a choisi d’étudier dans la faculté « International College » à Mahidol University, une université au style américain classée parmi les trois meilleures de l’Asie du Sud-Est. Le campus d’environ 30 bâtiments accueille plus de 30’000 étudiants, dont seulement 1% sont des étudiants internationaux. Les cours, d’une trentaine d’étudiants, sont propices à une ambiance prêtant aux études mais aussi à la discussion, tous les travaux se faisant en groupe. C’est une culture très collective. Les gens sont ouverts, sympathiques et francs, rendant les travaux de groupe moins laborieux que ludiques.

Les cours ayant lieux uniquement la moitié de la semaine, Oliver a pu consacrer son temps libre à la découverte de la Thaïlande et les pays qui l’avoisinent tels que la Birmanie, le Vietnam et le Cambodge, vivant ainsi d’inoubliables expériences humaines. C’était le cas, par exemple, dans le village de Dalla en Birmanie. C’est là qu’il a découvert une communauté où les animaux et les humains vivent en harmonie, où le bonheur de vivre est une réalité. Ce village a d’ailleurs été ravagé en 2008 par le cyclone Nargis, véritable catastrophe naturelle qui a causé la mort de plus de 100’000 birmans. Les survivants ont perdu leur famille, leur maison, leurs souvenirs et surtout leur identité. Encore aujourd’hui, ils ne peuvent manger qu’une seule fois par jour, et seulement un bol de riz. Oliver a tenu à leur offrir 165kg de riz qui leur a permis de nourrir 3’000 personnes. Magnifique geste de sa part qu’il a réalisé le 25 décembre 2015, un Noël qu’il qualifie de très triste mais également très beau.

20 March 2016C’est en vivant de telles expériences que l’on grandit réellement, que l’on apprend à tout remettre en question. Oliver a ainsi appris à prendre du recul sur ce qu’il vit, sur le monde, sur ce qu’il possède et ce qu’il ne possède pas, sur les différentes philosophies et religions qui font que le monde est comme il est aujourd’hui.

Oliver est également, à ce jour, le seul étudiant de la HEG-FR à être allé en Asie pour y étudier. Il le conseille vivement à tous les étudiants qui auraient envie de découvrir une nouvelle culture, tant au niveau social qu’au niveau académique.

En bref, un semestre rempli de rencontres inoubliables, d’extraordinaires moments partagés, de paysages uniques et magiques, de personnes vivant avec peu et qui, malgré tout, sont tellement riches en valeurs… Merci Oliver, tu nous as convaincu!

Amélie Cozzarolo – 3EEF

COMMENT EVITER LES ATTEINTES A LA SANTE PSYCHIQUE AU TRAVAIL ? INTERVIEW AVEC MARILYNE PASQUIER

Le 3 décembre 2015 a eu lieu la journée nationale de réflexion portant sur la prévention des risques psychosociaux. Cette journée, organisée par la Haute École de Gestion de Fribourg et du SECO, a attiré de nombreux professionnels souhaitant améliorer cet aspect dans leur vie professionnelle. Nous avons profité de cet événement pour interviewer Madame Pasquier, co-organisatrice de cet événement et enseignante à la HEG Fribourg, pour connaître sa vision de ce thème souvent peu abordé en entreprise.


pasquier

(Interviewer) Quel a été votre but premier quand vous avez décidé d’organiser un événement sur cette thématique ?

(Marilyne Pasquier) Le thème était les entreprises, le droit et l’état face à la prévention des risques psychosociaux. Pour nous ce qui était important c’était d’avoir ce lien avec les entreprises. Souvent on voit des témoignages au sujet d’un burnout ou d’harcèlement et il y a beaucoup de prévention qui peut se faire mais qui se fait déjà.

Je pense que quand le SECO nous a approché pour voir si la thématique nous intéressait, je pense qu’ils trouvaient intéressant le fait que notre école ait ce lien avec le monde du travail.

Le but de cet événement était de montrer que cette prévention existe au sein des entreprises par le biais d’exemples concrets que l’on a pu entendre durant la présentation des différents intervenants. C’était également important pour nous d’intégrer à la discussion les inspecteurs du travail car ils ont un rôle essentiel dans la prévention de ces risques psychosociaux. Non seulement ils contrôlent les entreprises mais ils peuvent aussi diagnostiquer des problèmes liés aux risques psychosociaux et également donner des conseils au niveau de la gestion de cette problématique.

En résumé, le rôle de cet événement était de faire ressortir les rôles et les responsabilités des différents acteurs de ce domaine.

(Interviewer) Quelles difficultés avez-vous rencontré pour organiser ce type d’événement ?

(Marilyne Pasquier) La plus grande difficulté c’était d’associer différents intervenants et de les convaincre. Quand on parle de risques psychosociaux à certaines personnes ils ne savent même pas ce que c’est. Pour les entreprise le terme risque psychosocial n’est pas clair. Elles ne comprennent pas ce qu’il se cache derrière. Les intervenants se demandent ce qu’ils vont pouvoir dire à ce sujet. C’est pourquoi il a fallu beaucoup convaincre et communiquer autour de ce domaine souvent peu clair.

L’autre problème vient du fait que les entreprises ont souvent la tête dans le guidon et il est clair que dans les faits cette thématique est présente mais la prévention n’est pas leur problématique principale Elles se préoccupent de problèmes plus directs avec leurs activités comme le franc fort par exemple mais pas forcément de risques psychosociaux même s’ils le vivent au quotidien surtout pendant la période avant les où on peut sentir le stress.

Le plus gros challenge a été de convaincre et de réunir les différents acteurs de cette thématique.

(Interviewer) En prenant un peu de recul, auriez-vous changé quelque chose pour cet événement ?

(Marilyne Pasquier) Peut-être le titre de l’événement car il est très accrocheur au niveau de la recherche mais pas forcément dans la pratique. Essayer de convaincre différemment que d’envoyer des lettres et de téléphoner également.

Vu que c’était la première journée de prévention nationale sur cette thématique, il faut plutôt voir vers l’avenir, si les différentes personnes présentes ont été convaincues par cet événement et surtout l’importance de cette thématique.

Je suis assez contente de ce qui en est ressorti et je trouve très bien le fait que l’on ait travaillé en collaboration avec le SECO. Je pense que cette collaboration entre notre école, le SECO et les entreprises était l’une de nos forces dans l’organisation de cet évènement.

(Interviewer) Avez-vous déjà été confronté directement à cette problématique dans votre carrière professionnelle ?

(Marilyne Pasquier) Je pense qu’on le vit tous dès que l’on a des échéances ou que l’on doit travailler ensemble. Il faut donc essayer de trouver la frontière entre vie professionnelle et privée et d’avoir un bon équilibre.

J’ai travaillé au service de l’emploi et dans plusieurs autres entreprises mais c’est vraiment à la HEG que je me suis rendu compte que ce problème touchait vraiment tout le monde. Cela part de la mère de famille qui doit amener ses enfants à un employé qui travaille sous pression. Vraiment tout le monde est touché de près ou de loin par cette problématique.

Au niveau de la thématique elle est utile pour tout le monde, plus précisément dans le entreprises sans que l’on oublie des fois, ce que madame Pache a mis en avant, que l’entreprise a un rôle mais que les collaborateurs ont également un rôle. Celui-ci est souvent oublié. L’exemple entre la France et la Suisse montre bien : en Suisse, il y a quand même cette notion d’entraide entre l’entreprise et ses collaborateurs. L’entreprise doit mettre en place de bonnes conditions mais l’employé doit également travailler sur le problème de santé en entreprise.

Parfois j’ai le sentiment que l’on oublie ce rôle ou qu’on le prend trop individuellement en se disant « c’est moi qui n’arrive pas m’organiser » ou alors c’est un chef qui nous dit qu’on est très mal organisé ou encore l’employé qui dit « ce n’est pas dans mon cahier de charge » quand on doit travailler avec d’autres personnes et que l’on dit cela, ça ne va pas le faire.

(Interviewer) Vous êtes en même temps enseignante mais également directement sur le terrain. Trouvez-vous qu’il y une différence notable entre la théorie enseignée et les notions pratiquées directement sur le terrain?

(Marilyne Pasquier) Je dirai qu’il n’y a pas une différence mais il y en a plusieurs et que cette règle ne s’applique pas seulement à cette thématique précise mais à toutes thématiques. Il est de ce fait bien d’avoir ce contact avec les entreprises pour voir comment les théories s’appliquent dans la pratique. C’est un des enseignements qui a vraiment été mis en lumière lors de l’événement. Il s’agissait de montrer comment la théorie était traduite en actions concrètes. Tout cela a été montré par le biais des témoignages des différents intervenants qui ont démontrés que les actions qui sont aujourd’hui mises en place dans les entreprises sont dans les théories depuis très longtemps.

Pour moi il n’y a pas de différences notables mais il y a un fondement majeur de fonctionnement où l’application est très importante. En effet, on voit si une théorie fonctionne si elle est réellement appliquée dans la pratique.

Je crois qu’actuellement nous sommes au « balbutiement » pour la prévention des risques psychosociaux. L’application en actions concrètes dans les entreprises est ce qui se passe en ce moment.

(Interviewer) En d’autres termes, on commence enfin à comprendre que ce problème est important ?

(Marilyne Pasquier) Les acteurs de ce domaine commencent en effet à se rendre compte de l’importance de ce problème car les gens sont de plus en plus stressés. Il y a de plus en plus d’exemple qui montre que cette problématique prend de l’ampleur :

  • de plus en plus d’arrêt maladie
  • de plus en plus de personnes stressées

Il y a donc un certain coût. Par exemple, dans un burnout il y a des coûts cachés mais pour que les entreprises s’en rendent compte, il faut une accumulation de ces cas pour que la pratique dise que ça vaudrait la peine d’appliquer certaines mesures et de traiter cette problématique.

Il y a des phénomènes de société comme les différents suicides relatés par la presse. En particulier de certains dirigeants ou l’exemple de certains débordements comme le cas du directeur RH d’Air France qui montre qu’il y a un malaise.

Actuellement, il y a ce constat d’un malaise qui est bel et bien ancré et les entreprises en prennent conscience. Elles reconnaissent également qu’il y a des choses à faire. Maintenant, il faudra mettre en application ces théories qui ne sont pas toutes applicables. Il faut donc voir qu’est-ce qui convient ou pas.

A l’heure actuelle au lieu de réfléchir à la création d’autres modèles pour la prévention des risques psychosociaux, il faut plutôt se focaliser à mettre en lumière les mesures concrètes déjà mises en place dans la pratique et de ce fait savoir ce qui marche ou ne marche pas. Par la suite, il faudra convaincre les entreprises que l’utilisation de ces mesures est bénéfique à leur bon fonctionnement.

(Interviewer) Pouvez-vous définir à l’aide de 3 mots votre perception de la santé au travail à l’heure actuelle.

(Marilyne Pasquier) Équilibre , plaisir et collaboration !

Nous remercions bien évidemment Madame Pasquier pour le temps qu’elle nous a consacré.

Marco Gameiro Lopes & Arnaud Pittet

Cet interview vous a plu? Retrouvez les deux autres interviews réalisés dans le cadre de cet événement à ces adresses: Jean Parrat (14.03.2016) ; Paul Santschi (15.03.2016)

Travail réalisé dans le cadre du cours de Social Media

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Communiqué de presse de l’événement 

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COMMENT EVITER LES ATTEINTES A LA SANTE PSYCHIQUE AU TRAVAIL ? INTERVIEW AVEC PAUL SANTSCHI

Le 3 décembre 2015 a eu lieu la journée nationale de réflexion portant sur la prévention des risques psychosociaux. Cette journée, organisée par la Haute École de Gestion de Fribourg et du SECO, a attiré de nombreux professionnels souhaitant améliorer cet aspect dans leur vie professionnelle. Nous avons profité de cet événement pour interviewer Monsieur Santschi, enseignant à la HEG Fribourg et Chef compliance et droit du travail pour Micarna, pour connaître sa vision de ce thème souvent peu abordé en entreprise.

santschi

(Interviewer) Vous qui êtes à la fois enseignant et directement sur le marché du travail, pensez-vous qu’il y a une différence notable entre la théorie enseignée et les notions pratiquées directement sur le terrain?

(Paul Santschi) Je vois beaucoup de solutions qui tiennent la route au niveau de la théorie qui sont applicables et même parfois pragmatiques. Pour moi le problème c’est que l’on a plein d’outils mais il faut savoir les utiliser d’une part et ça commence surtout par vraiment les utiliser ! On a beaucoup de solutions qui sont données mais c’est au niveau de l’application de ces solutions que je vois un réel problème.

(Interviewer) Comment avez-vous perçu l’évolution de ce domaine pendant votre carrière ?

(Paul Santschi) J’ai commencé dans l’entreprise Micarna il y a 34 ans. J’ai commencé en 1982 et les maladies étaient traitées de manière aléatoire. On allait même jusqu’à créer un centre de charges pour les cas de longues durée. Un centre de charges ça veut dire quoi ? J’ai en tant que chef un employé malade qui impute mon centre de charge et on offrait à l’époque la possibilité de le mettre dans ce centre de charge qui était rallié aux Ressources Humaines. Par conséquent, c’était les RH qui portaient les coûts pour toutes les personnes malades. Il y a eu une évolution dans la pensée dans le sens qu’un collaborateur malade reste le collaborateur du chef et aussi au niveau des coûts et surtout pour l’inciter à aller le rendre visite, à lui montrer aussi de la confiance, de la reconnaissance. C’est tout un changement de culture que je vis depuis 2001 quand on a mis en place ce système de gestions de santé en entreprise (GSE).

(Interviewer) C’est-à-dire les 4 paliers ?

(Paul Santschi) Oui en effet le système des 4 paliers. C’est là que j’ai constaté aussi que ça touche à la culture et que d’attendre des résultats rapides dans ce domaine se serait avoir des fausses attentes. Investir, oui. II le faut mais calculer un return on investment déjà l’année suivante n’est pas réaliste. C’est faisable à long terme. C’est un processus d’amélioration continu. On doit fignoler et tenir compte de cette nouvelle génération qui vient : la génération « Y ». Celle-ci qui lorsque je donne un ordre, ces jeunes employés se demandent pourquoi ? J’étais choqué sur le moment mais je me suis dit qu’ils avaient raison. Ils veulent connaître le sens de leur travail. Ça aussi c’est une évolution que j’ai constaté dans le courant de ces trente dernières années.

(Interviewer) Pour vous la santé au travail c’est en quelque sorte une philosophie mais arriveriez-vous à définir à l’aide de 3 mots votre perception de ce domaine à l’heure actuelle ?

(Paul Santschi) On aura atteint notre vision si les gens n’ont plus peur de dire qu’ils atteignent leurs limites au niveau de l’individu.

Au niveau de l’organisation c’est de créer une culture où on enlève la peur des gens d’aller dire au chef qu’il n’en peut plus.

Le troisième point est, et vu la fonction que j’avais au niveau des RH, et selon une émission de « Temps Présent », l’image des RH dans la société a de plus en plus une fonction d’économiste. Il en va de la pérennité de l’entreprise mais malgré ça si plus personne n’écoute les employés se serait aux RH de faire les efforts nécessaires pour qu’on écoute le personnel.

(Interviewer) Vous avez une forte expérience en matière de santé au travail. C’est pourquoi avez-une une mesure concrète pour réduire le stress ou encore le sentiment de solitude ?

(Paul Santschi) Une seule méthode : non. Pour moi il s’agit d’un amalgame de méthodes. L’une d’entre elles c’est la gestion des cas des maladies dont celles psychiques avec les systèmes d’entretiens par paliers. C’est un élément important. L’autre élément c’est d’instaurer une culture d’entreprise qui favorise justement d’être à l’écoute des gens et favoriser aussi cette sensibilité du management de détecter de manière précoce les signaux qui sont émis. C’est également de la responsabilité des collaborateurs en soi quand l’un de leur collègue revient après sept mois d’un burnout de ne pas poser la question « est-ce que tu as eu de belles vacances ? ». Tout cela c’est un vraiment un amalgame où on utilise des outils qui existent qui sont donnés par la théorie pour revenir à votre première question. Mais également apprendre à vivre avec ce phénomène et en faire le mieux que possible.

(Interviewer) Et en tant que professionnel de la branche, également enseignant en relation directe avec les futurs experts de ce domaine, quels conseils donneriez-vous aux futurs employés pour mieux appréhender ces soucis?

(Paul Santschi) C’est une question que je me suis posé en réalisant mes cours. Il faut anticiper la problématique. J’intègre cet aspect dans mes cours. Par exemple, je donne un module sur la gestion de la santé en entreprise où on aborde en profondeur ces sujets. Quand je prépare la carrière individuelle des étudiants dans mes cours, je leur dis toujours : faites attention à votre santé. Vous avez peut-être tout dans la tête mais si vous n’avez pas la santé cela ne fonctionnera pas bien. Pour moi c’est important mais surtout un devoir de la Haute École de Gestion de non seulement fignoler les compétences professionnelles et intellectuelles mais aussi les compétences personnelles. Il faut prendre soin de sa personne.

Nous remercions bien évidemment Monsieur Santschi pour le temps qu’il nous a consacré.

Marco Gameiro Lopes & Arnaud Pittet

Cet interview vous a plu? Retrouvez les deux autres interviews réalisés dans le cadre de cet événement à ces adresses: Jean Parrat (14.03.2016) ; Marilyne Pasquier (16.03.2016)

Travail réalisé dans le cadre du cours de Social Media

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COMMENT EVITER LES ATTEINTES A LA SANTE PSYCHIQUE AU TRAVAIL ? INTERVIEW AVEC JEAN PARRAT

Le 3 décembre 2015 a eu lieu la journée nationale de réflexion portant sur la prévention des risques psychosociaux. Cette journée, organisée par la Haute École de Gestion de Fribourg et du SECO, a attiré de nombreux professionnels souhaitant améliorer cet aspect dans leur vie professionnelle. Nous avons profité de cet événement pour interviewer Monsieur Parrat, inspecteur du travail dans le canton du Jura, pour connaître sa vision de ce thème souvent peu abordé en entreprise.

parrat

(Interviewer) Trouvez-vous qu’il y a une différence notable entre la théorie enseignée et les notions pratiquées directement sur le terrain?

(Jean Parrat) Oui, il y a une différence fondamentale. Dans la théorie on nous explique tout ce qu’il faudrait faire, ce qu’il faudrait mettre en place. On nous explique la législation, les directives. On nous donne des outils, on apprend à évaluer les dangers, à évaluer les risques, à implémenter les mesures de prévention et ensuite à mesurer notre efficacité.

Dans les entreprises cela ne se passe pas comme ça. Prenons l’exemple des entreprises du domaine de la chimie où la gestion du risque fonctionne très bien car on sait gérer ce risque. Alors que dans l’industrie métallurgique au niveau par exemple du graissage de pièces, c’est juste le contraire alors que c’est un risque identique qui est mal géré.

Mon exemple parle de risque chimique mais les risques psychosociaux s’en rapprochent. Monsieur Sigrist nous a dit ce matin des choses cohérentes et intelligentes mais c’est un chercheur et sur le terrain nous sommes malheureusement très loin de cette réalité.

(Interviewer) Est-ce que ces mesures sont difficiles à mettre en place ?

(Jean Parrat) Non ce n’est pas difficile, simplement dans les écoles de management comme les HEG on enseigne certaines matières qui ne parlent pas nécessairement du problème de gestion de la santé et on n’insiste pas non plus sur l’aspect économique de ce problème.

De ce fait, on rencontre des personnes qui sont drillées à un des systèmes de management d’une usine de production X, par exemple, mais quand on leur parle de risques psychosociaux ils ne savent pas de quoi on parle

(Interviewer) Comment avez-vous ressenti l’évolution dans ce domaine, par exemple, le fait que les entreprises mettent plus en avant le thème de la santé au travail ?

(Jean Parrat) Les entreprises ne mettent pas plus en avant la santé au travail et la gestion du stress. Ce sont plus les spécialistes comme le SECO, les instituts de santé au travail et les professionnels de cette branche qui font un travail de vulgarisation de ce sujet.

En matière de santé au travail on est le parent pauvre. D’une part il n’y a pas d’argent alors que dans le domaine sécurité au travail il y a 120 millions de francs et d’autre part moins l’on montre que l’on a des problèmes de ce type moins l’on arrivera à démontrer que ces problème sont causés par le travail.

Par exemple, un burnout n’est pas reconnu comme maladie professionnelle en Suisse car il n’entre pas dans la définition de maladie professionnelle. Donc si l’on arrive à rien faire pour ce problème, c’est le système de santé suisse qui paie pour les personnes souffrant de ce genre de maladie. En d’autres termes c’est nous qui payons. On sera efficace le jour où le marché payera vraiment ce qu’il coûte en matière de santé au travail. Il y a 15 ans nous avons fait une étude avec des collègues genevois et ce coût s’élevait de 6 à 12 milliards de francs, donc aujourd’hui ça peut grimper jusqu’à 15 milliards.

Connaissez-vous le coût de la santé en suisse ? Vous payez chaque mois une prime d’assurance maladie mais vous ne connaissez pas le coût total de ce domaine et c’est intéressant. Ce domaine coûte 85 milliards environ. Les mauvaises conditions de travail coûtent entre 8 et 15 milliards et c’est le système de santé qui paie. Donc le jour où l’on fera payer les entreprises on aura quelque chose d’efficace

(Interviewer) Pouvez-vous définir à l’aide de 3 mots votre perception de la santé au travail à l’heure actuelle ?

(Jean Parrat) Parent pauvre au niveau de la promotion

Ignorance

Inaction

(Interviewer) C’est-à-dire que c’est un problème qu’il faudra mettre en avant dans les années à venir ?

(Jean Parrat) C’est-à-dire que les spécialistes de la santé essaient de le mettre en avant et de vulgariser ce thème mais cela n’intéresse pas grand monde malheureusement.

(Interviewer) Quelle est la manière la plus adéquate pour gérer ce genre de problème (surcharge de travail, sentiment de solitude, possibilité de burnout, etc)?

(Jean Parrat) On sait très bien comment les gérer mais on ne peut pas dire au entreprises vous avez des risques psychosociaux il faut les gérer. Je ne peux pas dire cela à un petit polisseur jurassien qui polit des boitiers de montres. Il a beaucoup d’autres préoccupations comme le franc fort. On peut par contre lui donner une liste d’une quarantaine de questions comme par exemple :

Est-ce que vous avez des collaborateurs qui travaillent trop ?

Avez-vous des collaborateurs dont le rythme de travail est rythmé par une machine ?

Avez-vous des colorateurs qui sont sous ou surévalués ?

Certaines de ces questions vont retenir son attention et c’est là qu’on peut lui demander « que faite vous pour éviter les facteurs de risque psychosocial ? »

Il ne faut pas attendre que les gens tombent de l’échafaudage pour mettre une barrière à ce dernier. En matière de risque psychosociaux c’est la même chose. Et c’est après avoir répondu à ces questions et avoir identifié les facteurs de risques psychosociaux qu’on peut lui demander de mettre en place des mesures de prévention.

Il est donc plus cohérant d’identifier ces facteurs de risques psychosociaux et d’ensuite les prévenir par des mesures de prévention. Pour un employeur, si on va lui dire qu’un de ces employés ne dort plus à cause du travail il ne va pas comprendre. Alors que si l’on dit à un ingénieur qu’une machine n’est pas assez sécurisée et qu’il y a un risque de se couper le doigt, il va comprendre et sécuriser la machine. Il a l’image directe du problème (le doigt par terre, le sang, etc.). Est-ce que les gens travaillent trop ? Pour un patron, ils ne travaillent jamais trop, il faut travailler encore plus.

(Interviewer) En tant que professionnel de la branche, quel conseil donneriez-vous aux futurs employés pour mieux appréhender les soucis relatifs à la santé au travail ?

(Jean Parrat) Toujours se demander si les conditions de travail que l’on impose à ses collaborateurs on les imposerait à notre fille. Si vous vous dites non c’est que ce n’est pas bon, si vous vous dites oui alors ce sont de bonnes conditions de travail.

Nous remercions bien évidemment Monsieur Parrat pour le temps qu’il nous a consacré.

Marco Gameiro Lopes & Arnaud Pittet

Cet interview vous a plu? Retrouvez les deux autres interviews réalisés dans le cadre de cet événement à ces adresses: Paul Santschi (15.03.2016) ; Marilyne Pasquier (16.03.2016)

Travail réalisé dans le cadre du cours de Social Media

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Profil LinkedIn de Jean Parrat

Communiqué de presse de l’événement 

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ViA Update – #BONNIONTHEGO

BONNI has been traveling around the world such as the United States, France, Latvia, Estonia, Iceland just to name a few.

That is the reason why, we have come up with the following hashtag #bonnionthego where people can see the different places this bamboo toothbrush has been across the globe!

Speaking of international impact, we have just had our first international subscriber.

Lastly, an article should appear on Bilan Magazine in the following weeks to come.

Stay tuned and go visit our different social media platforms to stay updated (Instagram & Facebook).

Boston, MA

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Paris, France

Paris_France

Google, Zurich

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Riga, Latvia

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Tallinn, Estonia

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Iceland

Iceland

Soirée entrepreneurs – QoQa.ch

Le 4 novembre dernier, la HEG accueillait M. Pascal Meyer, fondateur et CEO de QoQa.ch lors de la conférence « Successful entrepreneur evening ». Pascal nous a fait découvrir au travers de cette conférence le concept qui se cache derrière QoQa.ch et le monde auquel il est confronté tous les jours. Le maître mot : « au taquet ! ».

Haute école d’ingénierie et d’architecture Fribourg, Auditoire E. Gremaud, mercredi 4 novembre 2015.
Il est 18h45 et M. Pascal Meyer se présente au micro devant un auditoire bondé. Jean et t-shirt sont de mise pour ce chef d’entreprise. Le ton est donné ; avec son dynamisme et sa bonne humeur qui lui sont propres, M. Meyer débute sa présentation en expliquant le concept caché derrière QoQa.ch et trace un historique allant de la petite startup des débuts à l’entreprise d’aujourd’hui.

L’idée de Pascal lui vint suite à un séjour qu’il effectua aux Etats-Unis. Découvrant une plateforme d’e-commerce proposant chaque jour un nouveau produit au meilleur prix, il étudia le principe et constata qu’en Suisse, une telle plateforme n’existait pas encore et qu’un marché potentiel s’offrait à lui pour développer son idée.

Fondée en décembre 2005 dans un garage à La Tour-de-Peilz, avant de déménager en 2009 à Bussigny, QoQa.ch a pour but de développer une structure communautaire afin de partager tous les jours une bonne affaire.

Cette affaire se présente sous la forme d’un produit qu’il propose chaque jour à un prix concurrentiel par rapport au prix du marché. En indiquant l’offre la plus basse constatée sur le web en comparaison du prix du jour, Pascal Meyer permet ainsi aux membres de la communauté (appelés QoQasiens) de se faire une réelle opinion sur l’attractivité de l’offre du jour.
Les membres de la plateforme ont également la possibilité d’échanger leurs avis sur un produit le jour de sa vente. Chaque jour, un nouveau produit est proposé au meilleur prix durant 24h.

Le deuxième aspect essentiel de la plateforme communautaire est de permettre aux startups de mettre en avant et de promouvoir leurs produits innovants. Via Pepsee.ch, la plateforme dédiée aux startups, M. Meyer offre l’opportunité aux jeunes entrepreneurs d’avoir une plus grande visibilité de leurs produits sur le marché Suisse.

Aujourd’hui, le concept a évolué et plusieurs nouvelles idées sont nées sur QoQa.ch :

  • ch, la plateforme consacrée aux vins ;
  • ch, tous les jours un article de sport au meilleur prix ;
  • ch, pour faciliter la préparation de nos petits plats ;
  • ch, pour donner des informations ;
  • ch, permettant aux jeunes entrepreneurs de donner de la visibilité à leurs produits.

Pascal Meyer nous a également raconté que les maîtres mots selon lui pour qu’un entrepreneur réussisse avec son idée sont d’oser se lancer, d’y croire au maximum, de rester positif face aux remarques et aux refus et surtout d’y aller au culot.

A croire que les grandes success-stories naissent toutes quelque part dans un garage.

QoQa en quelques chiffres, c’est :

  • 50 employés ;
  • Un chiffre d’affaire de 45 millions ;
  • Plus de 350’000 membres sur la plateforme ;
  • Plus de 300’000 bouteilles de vin vendues en 2015 sur Qwine.

www.QoQa.ch

Daniel Jolliet, 2EEF

ViA Updates – Blendy

Salut les amis,

Saviez-vous que nos mélanges Blendy Balance et Blendy Recover sont fait avec des ingrédients exclusivement Suisses ?

Nos produits sont 100% locaux et c’est grâce aux producteurs Suisses qui travaillent en respectant la nature que Blendy peut vous offrir un produit de grande qualité nutritive !

Pour mieux connaître ceux qui rendent possible la production de nos mélanges riches en fibres et protéines, rendez-vous sur notre site, www.blendy.ch et suivez notre page Facebook /Blendy.ch !

A bientôt !

L’équipe Blendy

Chronique d’un étudiant de la HEG-FR à l’étranger

Pour notre 3ème article dédié aux étudiants partis réaliser un semestre à l’étranger, nous recevons aujourd’hui le témoignage de Jill Gratwohl. Cette étudiante de 3ème année réalise actuellement son semestre à l’étranger de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada.

Jill étudie à UFV University of the Fraser Valley – l’université d’Abbotsford, une ville d’environ 100’000 habitants située à 70 km à l’ouest de Vancouver.

Figure 1_Annika (Finlande), Kanika (Dubaï) et Jill

Les études à UFV ne sont pas de tout repos pour notre jeune étudiante. Jill participe à 5 cours par semaine. Chaque cours dure 3 heures et engendre une importante quantité de travail. Rien de bien stressant pour notre étudiante émérite, elle qui réalise ses études à la HEG-FR en emploi.

Le campus regroupe différentes cultures. En effet, l’université est fréquentée par de nombreux étrangers, notamment des Indiens et des Chinois. En ce qui concerne les Suisses, Jill ne connait que deux étudiants de Saint-Gall avec qui elle n’a malheureusement que peu de contacts, puisqu’ils n’habitent pas sur le campus. Quelques animaux  partagent également le quotidien des étudiants comme « d’adorables » lapins sauvages  – d’après les dires de notre étudiante – qui ont élu domicile sur le campus.

Jill loge à la résidence Baker House, une référence au célèbre volcan Mount Baker se trouvant dans l’Etat de Washington, aux Etats-Unis. Elle partage ses appartements avec Melanie, une étudiante canadienne en travail social avec qui elle se plaît à comparer les différences entre la Suisse et le Canada.

Figure 2_Vue sur Mount Baker depuis le campus

Etudier à l’étranger, c’est également découvrir un nouveau pays, sa culture et ses traditions. Notre étudiante fait partie d’un groupe, Friends without Borders, qui permet aux étudiants internationaux et canadiens de se rencontrer une fois par semaine. Jill s’est d’ailleurs liée d’amitié avec Annika, une étudiante finlandaise avec qui elle a visité à plusieurs reprises Vancouver et fait une excursion en bateau. Une superbe excursion qu’elle recommande vivement puisqu’elle a pu voir divers animaux, des baleines à bosse en passant par les lions de mer, sans oublier les phoques et les orques. Jill aimerait faire plus de visites mais malheureusement, elle ne possède pas de voiture. Se déplacer en transport public est possible mais reste néanmoins très compliqué et aléatoire.

Figure 3_OrqueEn ce qui concerne les Canadiens, notre étudiante a découvert un peuple très serviable et sympathique. Fiers de leur pays, ils détestent qu’on les confonde avec des Américains et ne connaissent que très peu de la Suisse. Le hockey occupe également une place très importante à leurs yeux. La population suit les Canucks de Vancouver, une équipe qui évolue en NHL. Pour finir, Jill nous avoue avoir été surprise par les livres qui sont tous des éditions spéciales pour le Canada, avec des exemples typiquement canadiens : le hockey et Sydney Crosby, les donuts et Tim Horton’s – une chaîne de café très populaire – ou encore les ours et les parcs nationaux.

Le retour de Jill est imminent et nul ne doute que cette expérience lui aura permis de faire des rencontres formidables. Au plaisir de te croiser à nouveau dans les couloirs de la HEG-FR, Jill !

Best regards !

Jonathan Lopes – 3 PTF